Tuesday, December 06, 2005

La communauté antillaise de Lyon assiste en masse à une messe d'hommage aux victimes martiniquaises

LYON (AP) -- Près de 400 personnes, dont une très grande majorité d'Antillais vivant dans l'agglomération lyonnaise, ont assisté avec émotion vendredi à une messe célébrée en la basilique de Fourvière en hommage aux 152 Martiniquais morts mardi dans l'accident du MD-82 colombien. Forte de 34.000 membres, la communauté antillaise de Lyon est la deuxième plus importante de France, après celle de Paris. Ces Antillais habitent pour la plupart dans les communes de Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Saint-Priest et Rilleux-la-Pape. La messe, animée sobrement par le diacre de la communauté catholique antillaise à Lyon, Philippe Gold-Dalg, a été rythmée par des chants et des textes lus et interprétés par des choristes et une organiste antillais. Beaucoup de familles, d'enfants et d'adolescents antillais ont assisté à cette messe, donnant l'impression d'une grande famille unie et soudée dans le malheur. "J'ai été très touché lorsque le recteur de la basilique de Fourvière m'a proposé d'organiser une messe pour la communauté antillaise. J'y avais déjà pensé pendant la nuit de la catastrophe", a confié à l'Associated Press Philippe Gold-Dalg. "Cette catastrophe provoque tellement de douleur et de larmes dans la communauté antillaise qu'il est bon de se retrouver à Notre-Dame de Fourvière, haut lieu des Antillais", a déclaré à l'assemblée Jean-Marie Jouham, recteur de la basilique de Fourvière. Parmi l'assemblée, Patrick Touli, Martiniquais de 30 ans, venu à la messe avec sa femme et son bébé d'un mois, est impressionné par la foule qui l'entoure. "C'est un soutien psychologique et moral supplémentaire pour les familles endeuillées. Je serais monté à Paris s'il n'y avait rien eu à Lyon", explique-t-il. Junior Bordeau, 16 ans, était en Martinique lorsque la catastrophe est survenue. "Des gens pleuraient et criaient. Je suis allé à l'aéroport avec ma famille pour me recueillir", explique-t-il, absorbé par le déroulement de la messe. "C'est un grand soulagement d'être ici aujourd'hui. J'ai une grande pensée pour tous ceux qui sont là-bas". "Chez nous, lorsqu'il y a une fête, tout le monde est là. Lorsque la peine et la douleur surviennent, tout le monde se sert les coudes", souligne Jeanine Rosemond, Guadeloupéenne, sur le parvis de la basilique. Et d'ajouter: "Maintenant, nous allons nous atteler à créer des associations pour recueillir des dons pour les enfants orphelins". AP

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